Translate

Blog

Comment développer une Présence à soi-même




Nous vivons dans un monde où règne une activité frénétique qui nous épuise ou nous angoisse de plus en plus. Et si la solution était au contraire de se poser, d’écouter et d’observer tout ce qui est, sans jugement et sans identification ?

Dans cet article, découvrez la pratique de la Présence consciente, une méthode simple qui vous conduira à une profonde transformation par l'acceptation pleine et entière de toutes les parties de vous. 

Qu’est-ce que la Présence ?
La présence est l'acceptation totale de qui vous êtes, de ce que vous ressentez, vivez et incarnez dans l'instant présent. C’est un profond lâcher-prise, un abandon à tout contrôle qui souhaite diriger ou éviter ce qui est. Vous donnez l'autorisation à votre être de rayonner qui il est, ce qu'il contient en émotions et sentiments, vous reconnaissez toutes vos parts comme dignes d'exister.
Tout comme à l'image d’une galaxie, des étoiles, des planètes que représente le cosmos, nous avons notre propre univers en nous-mêmes. Lorsque vous êtes dans votre présence, vous voyez et reconnaissez tous ces mondes qui se jouent à l’intérieur et vous vous libérez de leurs identifications pour être le cosmos qui contient le tout. Imaginez la liberté, l'expansion de faire l'expérience d'être l'Univers immuable, infini, illimité !

Comment la pratiquer la présence à soi-même ?
Lorsque vous accueillez totalement, ce qui se passe en vous et autour de vous, vous permettez à tous ces mondes intérieurs et extérieurs de vous délivrer leurs messages et de se transformer en lumières, alliés et expériences qui vous enrichissent. Car sans le savoir, nous luttons perpétuellement entre ce que l'on ressent ou vit, lorsque c'est inconfortable, nous pensons que cela va nous nuire, alors que c'est une part de nous-mêmes qui a besoin d'être éclairée par notre conscience, afin de se transformer en trésor intérieur. Tout ce que l'on refuse prend de la puissance jusqu'à notre entière acceptation.

Quelques conseils pour pratiquer la présence :
-   Installez-vous confortablement dans un endroit calme où vous ne serez pas dérangé.
-   Adoptez une position corporelle détendue et respirez calmement.
-   Posez votre intention sur vos sensations physiques, votre corps sur la chaise ou le lit.
-   Accueillez tous les ressentis tels qu’ils sont : tension, relâchement, oppression…
-   Plongez dans la sensation, vous pouvez vous adresser à elle et lui dire intérieurement : « Je te vois », « je te reconnais », « je te laisse toute la place » ...
-   En accueillant totalement vos émotions, vos ressentis, vos tiraillements, ils vont se transformer, continuez d’accueillir ce qui émerge jusqu’à ressentir un calme et une paix profonde.
Vous venez de vous ouvrir totalement à votre propre univers et en même temps de prendre conscience que vous n’êtes pas ce que vous voyez et ressentez.

Les bienfaits de la Présence :
Si vous pratiquez la présence un peu tous les jours, vous découvrirez, quelle part de vous a besoin de votre observation-attention et elle se transformera positivement.

Grâce à la présence méditative, vous découvrez la pièce de théâtre que vous avez choisi d’incarner dans cette vie en tant qu’âme et vous aurez les clefs pour réaliser votre mission d’incarnation.

Vous redevenez le metteur en scène, le réalisateur, vous quittez le rôle du critique ou encore celui de la victime. Vous pouvez vous amuser avec votre créativité à dessiner les expériences que vous souhaitez voir advenir dans votre vie.

Vous trouverez une force en vous qui vous permettra de rester calme et centré quelques soient les forces intérieures et extérieures qui s’expriment. Car à chaque instant, vous pouvez décider de retourner au coeur de la Présence, dans cet îlot de joie, de paix et d’amour.

La femme sauvage



Ma rencontre :

Une reconnexion avec mon enfant intérieur a réveillé la femme sauvage en moi. Les visions et les émotions intenses ont afflué à ma conscience. Ma première réaction face à cette énergie brute, à cette femme avec des comportements d'animal sauvage, a été la peur. J'ai eu peur d'elle, de sa force, de son animalité, elle était féroce, puissante, imprévisible.

Et plus je lui laissais de la place, en la regardant, plus je sentais sa force me gagner, m'envahir, me subjuguer. Elle se sert de son instinct pour accoucher d'elle-même. Elle est la protectrice de mon être, de mon espace, de mon individualité. Elle est ma puissance, mon pouvoir, c'est la guerrière de mon âme.

J'ai dû faire plusieurs voyages pour l'observer, pour la découvrir en essayant à chaque fois de lui laisser de l'espace. J'ai compris que lors de notre première rencontre, elle était furieuse, car elle ne supportait plus d'être liée, emprisonnée, ligotée. Lorsque je la sentais mouvoir en moi, j'avais aussitôt fait de l’enfermer pour ne sentir que ce qui était convenable à mes yeux.

Aujourd'hui, elle est libre et compte bien le rester. J'ai du faire un effort pour la laisser agir à sa guise, ne pas la contenir, ni la diriger. M'affranchir de mes jugements, de ma peur de me perdre dans son animalité. J'ai vu mes conceptions sur la femme qui l'emprisonnaient. Je l'ai vu griffer la Terre pour creuser un trou et y enfouir mes blessures.

Je l'ai vu danser sous les étoiles, la Lune et honorer son corps et sa puissance dans chaque geste. Je l'ai vu se maquiller avec la Terre, les fleurs, les algues comme une peinture de guerre. Se mouvoir comme un félin dans la forêt à la recherche de nourriture et d'eau tout en gardant précieusement son territoire.

Qui est-elle ?

La femme sauvage pose ses limites en grognant, en s'arquant prête à bondir pour protéger nos terres intérieures vierges de tous dogmes et envahisseurs. Elle est la gardienne de notre corps, de notre âme et de notre puissance. Elle accouche de nous-même, à l'image de nouveau-nés qui sont des parts, de qui nous sommes réellement, prêtent à prendre place.

Elle se lave sous les cascades, lèche nos blessures, honore notre pouvoir en dansant et en communiant avec les éléments. Elle a besoin d'être seule pour se retrouver, se ressourcer, se fortifier et seulement après elle rejoint le monde, centrée dans sa verticalité. Elle est une offrande à la Vie grâce à son corps, qu'elle laisse se déployer librement.

Ses émotions nourrissent notre feu intérieur, sa force vient de nos instincts, de notre animalité. J'ai compris que ma fatigue chronique était en lien à refuser mes instincts. Notre force intérieure prend naissance dans l'énergie brute de la Vie, de notre hara, notre ventre. Nos croyances de ce qui est convenable ou non, musellent notre énergie, notre pouvoir, notre puissance.

Lorsque, nous laissons cette femme sauvage prendre les rênes, nous ressentons,  que sa force brute, la libération de ses instincts nous rend vivantes. Nous ne vivons plus dans notre tête, mais dans notre corps de l'intérieur. Nous pouvons sentir la brise sur notre corps, l'odeur de l'herbe et de la forêt, les frissons sur notre peau grisée par autant de puissance qu'émane notre être.

Que nous apporte t'elle :

C'est très souvent lorsque nous sommes jeunes femmes,  que nous nous coupons de nos instincts, et ainsi on se coupe du Vivant. Notre part sauvage est ce qui nous rend vivantes. La Vie circule en nous, on ressent des espaces vierges à visiter, de l'espace intérieur, une expansion et surtout un rayonnement puissant qui émane de notre être. Nous avons l'impression que nous pouvons déplacer les montagnes, ouvrir des passages dans la roche, éclairer l'obscurité.

Notre femme sauvage nous rend le goût, la sensation d'être Vivante. La force et la puissance que nous sommes et que nous portons. Et plus encore, elle nous montre que c'est elle notre reliance avec l'Univers, avec tout ce qui Est. Nous comprenons que ce n'est pas la femme spirituelle, élevée, douce et désintéressée qui nous relie à la Source.

Mais notre femme sauvage ancrée dans notre corps, dans notre ventre, dans nos pieds, à la terre, à la forêt, aux étoiles qui représentent nos racines, nos fondations. Elle est notre tronc qui relie les mondes et la Vie. Elle croit en sa puissance et en sa légitimité. Nous ne pouvons pas nous relier en ne voulant qu'être les branches qui touchent le Ciel. Mais en nous en ancrant dans notre âme sauvage.

On nous a menti, on nous a fait croire que nos instincts sont mauvais et impurs. On nous a empêché de nous sentir vivantes. On a perdu la sensation et le goût de la sève qui monte en nous. On a perdu notre reliance et la vibrance de se sentir vivantes. En s’enfermant dans des cases, on s'est emprisonné dans un monde de paraître et on vit par procuration en se brimant et recherchant toujours ce qui peut nous rendre la Vie.

Libérer votre femme sauvage :

Lorsque vous laissez à votre femme sauvage sa liberté, elle vous montrera qu'elle n'est pas cruelle. Elle est la protectrice de votre âme. Elle protège ce qui est précieux, vos trésors. Elle n'est pas vulnérable, elle est puissante et rayonnante, car elle incarne qui elle est vraiment. Le doute n'existe pas. Elle est reliée à chaque instant avec la Vie, avec son flux en elle. Il n'existe plus de séparations, elle honore son énergie de vie brute.

Le mental est inexistant, elle nous protège de tous emprisonnements, soumissions, pièges, croyances, elle nous montre la Voie afin que l'on accouche à notre tour de nous-même. Afin que nous renaissions de nos cendres. Que nous nous octroyions notre souveraineté. Elle nous montre que la guerrière n'est pas séparée de la bienveillante.

On a séparé les rôles des femmes en les opposant. On a formé le conflit avec des croyances qu'être féroces est l'opposé d'être aimantes. La femme sauvage nous enseigne qu'elle est le réceptacle de la Vie et de l'Energie divine féminine. La Mère Divine et la Déesse qu'elle incarne ne sont pas cloisonnées, elle est toutes les femmes, toutes les formes : sorcière, guérisseuse, artiste, mère, épouse, amie, soeur, guerrière, reine, princesse, amante, initiatrice, enseignante...

Notre génération a été élevée dans une société masculine et cette même société a besoin aujourd'hui de l'énergie et de l'essence féminine. Les femmes étouffent dans les rôles qu'on leur a distribués, elles ressentent dans leurs forts intérieurs que leurs vies ne peuvent se résumer à ces limites et ces masques.
Se réapproprier notre puissance féminine, notre pouvoir inné de gardienne et protectrice de la Vie, sous toutes ses formes, devient une nécessité pour toutes et tous.


Jessie / Jed



J'en profite pour vous faire découvrir le livre :"Rencontre avec ma femme sauvage"                                     
Ce livre a été co-créé pour honorer et nourrir l’expression créatrice des femmes, avec l’espoir qu’il vienne toucher la femme sauvage en vous, qu’elle soit oubliée, occultée ou déjà active dans votre vie.
Nous espérons qu’il vous donnera l’envie de suivre la Voie de celles qui se lèvent et marchent ensemble pour faire entendre leur Voix pour un monde meilleur.
En vente sur la boutique: www.laplumesauvage.com/boutique
Contact : laplume_sauvage@orange.fr
344 p, 21 euros + frais de port.



Comment oublier ma flamme jumelle ?




Certaines personnes, en lisant le titre de cet article, vont se dire : "Mais je ne veux pas l'oublier !" et d'autres, vont au contraire être heureuses d'enfin trouver une solution à leurs problèmes !
Cependant, une seule catégorie de ces personnes vont l'apprécier et l'autre non, mais je vous rassure, c'est justement pour celles qui vont être déçues que j'écris (sourire).


Alors, comment oublier sa flamme jumelle ?

C'est impossible !
Il n'y a aucune manière ou technique pour oublier votre flamme jumelle !
Voilà la sentence est tombée. C'était rapide ! 
Mais tout va bien, je vais vous expliquer pourquoi et comment vous en sortir pour les personnes qui n'en peuvent plus de cette flamme jumelle dans leurs têtes 24h sur 24.

J'ai décidé d'écrire cet article, car je possède des statistiques sur mon blog, et toutes les semaines, je découvre vos recherches sur les moteurs de recherche qui vous ont dirigé vers celui-ci. Et en tête de liste des recherches, nous avons : "Comment oublier sa flamme jumelle ?".
Cela m'a interpellée, car moi aussi, j'ai tout fait pour l'oublier. Et je sais, comme c'est frustrant voir souffrant de ne pas y arriver.

On peste, on en peut plus, comment une personne peut mobiliser autant notre attention, notre vie, nos pensées alors qu'on a l'impression de ne pas compter pour elle ou encore qu'elle ne fait pas partie de notre vie ? C'est comme un mirage, une illusion insaisissable qui pourtant est bien réelle car on vit avec, chaque jour. Et ça, c'est très énervant car on a l'impression de ne pas être maître de nos émotions, de nos pensées et de notre vie !


Pourquoi ?

Tout simplement car cet autre, votre flamme jumelle c'est vous ! 
Oui, on a dû mal à comprendre comment l'autre peut être nous, pourtant on ressent bien la complétude, ce sentiment d'être entier lorsqu'on est ensemble. C'est comme l'image du Yin et du Yang, chacun complète l'autre d'une manière unique. Et ensemble se forme un cercle complet et infini. Donc oublier l'autre, sa flamme jumelle, revient à s'oublier soi, une partie intrinsèque qui nous compose.

En clair, lorsque vous avez rencontré votre flamme jumelle, plus de retour en arrière possible, plus de moyens de l'oublier ! Car votre âme l'a reconnue et elle n'a pas l'intention de se mettre des œillères ou de reculer maintenant qu'elle est face à sa mission divine. Qui est, je le rappelle, son retour à l'unité, sortir de l'illusion de la 3D ou de la dualité si vous préférez. Donc votre âme va tout faire pour vous attirer vers votre flamme jumelle et ainsi vous créer une initiation.

Cette initiation n'est que vous retour à vous même, votre être authentique. Alors vous allez traverser vos croyances négatives et limitantes, apprendre et exercer la lâcher prise (on en peut plus de le voir partout celui-là !), découvrir également à vous aimer, retrouver votre enfant intérieur etc.
Tout un programme pour sortir de l'illusion du mental et de l'ego, soit la matrice et rentrer dans la 5D qui est UNITÉ, AMOUR, PAIX.


Comment faire pour dépasser le manque de l'autre ?

Car, si vous souhaitez l'oublier c'est sûrement que vous souffrez du manque de votre flamme jumelle. Dans mon cas, c'était le plus dur à vivre, je me rappelle des jours plus difficiles que d'autres, où il me manquait tant que je sombrais dans le désespoir. Mais, j'ai remarqué que ces jours avaient une date particulière, c'était souvent des nombres doubles comme 11 ou 22, ou encore des portails comme le solstice.

Si vous êtes au début de la séparation, vous êtes envahis par des émotions intenses et des désirs de retrouver, d'être en contact avec votre flamme jumelle. Au bout de quelques mois à ce régime là, nous recherchons à l'oublier car on en peut plus de penser à elle et de se retrouver impuissant. 
C'est vrai, nous avons l'habitude de savoir se raisonner ou de lâcher prise et même si cela fait mal, nous savons repartir à zéro. Et là, rien à faire, nous n'arrivons même pas à nous raisonner car l'instant d'après nous revoilà à penser à elle.

La première chose à faire, est d'ACCEPTER. 
Accepter que cela nous dépasse, accepter qu'on pense à lui ou elle tout le temps, accepter qu'on ne peut rien y faire, accepter que ce n'est pas comme d'habitude, accepter, et accepter encore...
Ainsi, on retire la pression de l'ego qui veut tout gouverner, on arrête de se juger et surtout on arrête de se faire du mal !


Conséquence :

Lorsque vous accepterez que vous n'avez aucune prise, que tout est "Ok", que ce n'est pas la fin du monde de penser tout le temps à quelqu'un et que vous n'êtes pas entrain de devenir fou ou folle, vous allez vous sentir mieux.
Et ensuite, votre flamme jumelle va cesser de vous manquer terriblement. Car la pression que vous mettez à vouloir l'oublier ou comprendre ce qui se passe va laisser place à l'abandon de ce qui est.

Et cet abandon va permettre de faire entrer dans votre vie, la confiance. 
Nous voilà avec notre fameux lâcher prise ! C'est tout un processus et il en est le résultat.
Nous vivons dans un monde de contrôle et c'est normal de vouloir contrôler aussi nos pensées et même qui nous voulons contrôler pour qui notre coeur bat. Enfin c'est ce que l'on croit, hein !
Car, vous êtes rentrés dans un nouveau monde lorsque vous avez rencontré votre flamme jumelle et je pense que vous commencer à le voir.

De plus, c'est intéressant de se demander pourquoi on cherche tant à l'oublier notre flamme jumelle ?
Car, celle-ci nous rejette ? Est absente ? Indisponible ?
Est-ce l'ego ou le coeur qui veut l'oublier ?
La douleur qu'on ressent à ne pas être avec lui ou elle, vient-elle de notre ego ou de notre coeur ?
La réponse est votre ego. Oui, vous pouvez réfuter, mais votre coeur lui sait qu'il n'existe aucune limite comme le temps et la distance.


Conclusion 

Accepter que vous n'avez aucune prise sur votre amour pour cette personne particulière qui est votre flamme jumelle, vous permettra de sortir du manque et de la douleur.
Car l'amour n'a pas besoin de conditions comme sa présence, sa validation, son partage.
C'est un amour inconditionnel.

Et cet amour inconditionnel est d'un rayonnement et d'une puissance incroyable. Pourquoi vous privez et en priver le monde ?
Vous pouvez le rayonner sur toute votre vie, sur vos projets, sur vos proches, vos difficultés, sur la Terre et l'humanité.

C'est un amour qui se vit et se partage avec tous et tout, ainsi il prends place et grandit avec vous, en vous faisant grandir à votre tour.
Sortez-le de vos prisons mentales, oubliez que vous devez aimer seulement si cet amour vous sera retourné.

C'est une fausse croyance, nous faisant croire qu'il vaut mieux ne pas aimer par peur de souffrir ou d'être blessé. C'est croire que l'amour est une monnaie d'échange. 
L'amour s'offre librement et il attire à lui tout ce qui est amour. Tel un aimant, il apportera plus d'amour dans votre vie.

Ne vous privez plus d'aimer. 
Ne vous empêcher plus d'aimer.
Offrez-vous le cadeau de connaitre et de vivre cet amour,
Qui est le vrai amour.


Jed

Je me sens indigne d’être aimée




Le commencement :

Tout c’est déroulé par un concours de circonstances, les fameux hasards qui nous placent là où nous devons être…  J’étais entrain de prendre conscience, que j’avais besoin de vivre mes émotions librement pour enfin me sentir mieux, cesser de lutter à les camoufler ou à ne pas les ressentir.
Lorsque je découvre un web satsang gratuit intitulé « Vivre l’émotion plutôt que la fuir » qui commence dans le quart d’heure suivant.
Je m’y inscris aussitôt et me voilà prête à suivre les enseignements d’Armelle Six, en me rendant bien compte que c’est assez incroyable comme synchronicité !
Dés le début,  je ressens que ça remue, cela secoue de l’intérieur en écoutant les témoignages et les réponses.
Puis tout à coup, une prise de conscience apparait accompagnée d’une grosse émotion, « je me sens indigne d’être aimée » !
C’est venu de nulle part, cela n’avait aucun rapport avec ce qui se disait mais c’était là en moi, une évidence qui m’ébranle entièrement.
L’émotion qui entoure cette blessure est si forte que je prends peur. Et mes mécanismes d’évitement se mettent en branle.  Je comprends que la peur cherche à me protéger de cette blessure que je porte, c’est tellement douloureux, je me sens indigne d’être aimée. 
Je le sens, le vis, comment cela pouvait être là sans que je m’en sois jamais rendu compte …
Mon monde s’écroule et je me sens incapable de continuer à sentir cette blessure. Je prends la décision d’aller à sa rencontre plus tard, pour l’instant, j’accepte de ne pas être prête.
Et j’essaye tant bien que mal de me remettre de mes émotions intenses …

La rencontre avec ma blessure :

Le lendemain, je choisis de revisiter cette blessure pour m’en libérer car je comprends que je resterai seule, moi qui aspire tant à l’amour partagé. Cette blessure a des répercussions sur toute ma vie et dans tous ses domaines.
J’avais la sensation que ce n’était pas lié à mon histoire personnelle, à mon enfance mais que nous avons tous cette blessure tapie en nous, toutes les femmes et les hommes.
J’avais mon mental qui essayait de comprendre l’origine de cette blessure mais j’essayais d’être dans le ressenti sans laisser celui-ci prendre les rênes.
Rentrer dans mes ressentis, mes émotions, ma blessure a été un long processus. Accueillir ce qui me traverse sans juger, sans vouloir le déformer ou le façonner…
Après un long moment, à découvrir couche après couche toutes les émotions que j’avais enfoui en moi. Je me suis retrouvée dans mon cœur, face à une porte sombre qui je le sentais, cachait ce que je ne voulais pas voir, comme la chambre des sombres secrets que l’on ne veut surtout pas visiter…
A l’intérieur, j’y ai découvert tous les aspects de moi que je n’aime pas, mes défauts comme de me trouver laide, fainéante, qui ne prends pas soin de soi etc … tous ces aspects que je n’aime pas en moi, que je cache… Je me suis vue prendre un énorme tuyau comme un karcher de lumière puissant et tout nettoyé. J’ai pu voir clair dans cette pièce et lorsque j’y ai vu les murs, j’ai tout détruit avec une masse, pour faire apparaitre un paysage de nature avec de magnifiques cascades.


L’origine :

Puis je suis remontée à l’origine, j’ai vu l’histoire de l’humanité, d’abord avec la religion que nous ne sommes pas assez biens, pas purs, des pêcheurs … Puis lorsque nous sommes enfants, nos parents essayent de nous mettre dans des cases, soit gentil, soit sage, ne cours pas partout, ne crie pas etc … On essaye à notre tour d’être dans ces cases afin d’être aimé, et si on n’y rentre pas avec tout notre bonne volonté alors on est différent, comme inapte, et l’on sent la désapprobation de nos parents, nos tuteurs comme un non-amour.
C’est une construction mentale faite de croyances et d’interprétations qui blesse notre cœur en profondeur et l’on fait tout pour y mettre des murs afin de s’y protéger.
J’ai découvert également, que dans toutes mes relations amoureuses, j’étais celle qui s’enfuyait dès que mon compagnon me disait m’aimer, je faisais la même chose avec mes amis tellement cela me mettait mal à l’aise. Je ressentais même parfois une douleur dans la poitrine et cela me faisait paniquer.
Tout comme, je refuse la reconnaissance dans mon travail, de qui je suis et ce que j’apporte aux autres … J’ai pris conscience pourquoi… Enfin …
J’avais érigé des murs tout autour de ma blessure « je suis indigne d’être aimée », pour cacher mes défauts, pour cacher celle que je pensais être vraiment et qu’on n’aime pas. Lorsque je reçois cet amour, je sens mes murs tremblés, s’effrités, j’ai une peur panique que tout s’écroule et que l’on découvre qui je suis.
Je ressentais inconsciemment au plus profond de moi, que si ces murs s’écroulaient, plus de retour en arrière possible, cette souffrance serait à découvert. Ma croyance d’être indigne de recevoir l’amour était tellement ancrée et forte que j’étais prête à tout pour ne pas la rencontrer …
Quitte à m’isoler des autres, du monde, à fuir l’amour et la reconnaissance … Je choisissais des partenaires qui n’avait pas d’amour pour moi et je fuyais ceux qui m’aimaient. Pour ne pas rencontrer ma blessure.
Cette croyance est illusoire, mais elle est tellement ancrée. 
Notre cœur d’enfant a été blessé et sa survie dépendait de l’amour et du regard de ses parents. En grandissant, nous nous construisons avec cette croyance et nous oublions qu’elle est là. On fuit tout ce qui la réveille et on souffre de ne pas arriver à s’aimer ou à être aimer.
Je pensais avant de faire ce voyage vers elle, que cette blessure était en lien avec la séparation de la source, avec notre incarnation. Comme-ci on m’avait jeté au bord d’une falaise et hop allez va t’incarner.
Oui, c’est une image forte mais c’est vraiment le sentiment que j’avais… Pourtant, j’ai découvert  que cette séparation était avec moi-même. Avec ma propre source, tout ce qui me compose, mon être,  avec mes qualités et mes défauts.
Je me suis séparée de moi-même, en voulant être comme les autres. C’est inconscient, car l’enfant que j’étais ne se sentait pas aimable tel qu’il était. Même si c'est une croyance, elle forme une blessure et je peux passer ma vie à vouloir l'éviter alors que d'y rentrer profondément m'en délivre. Car l'illusion ne peut survivre à la lumière de la conscience. 


Comment se libérer et guérir :

Le processus de libération nous demande de rentrer dans cette blessure, de ressentir cette souffrance, d’accueillir ce mal être, cette peur d’être rien ou même de s'effondrer …
Alors oui, vous pouvez le faire par étape, soyez doux avec vous-mêmes, comme me l’a dit Armelle, si vous êtes dans l’évitement, regardez-le, soyez conscient comment vous évitez cette blessure profonde et c’est ok.
Soyez conscient de cette douleur et en étant doux avec vous-même, en le faisant à votre rythme, vous allez la libérer. La vie vous l’offre, elle vous le propose par vos émotions, vos peines, vos joies … Tout est en nous, il nous suffit d’accueillir nos émotions pour nous libérer.
C’est en repassant par cette douleur qu’elle se libère. Derrière, il y a l’amour et sa complétude. Ce processus nous permet de redevenir complet, de s’unifier.
Le plus surprenant, c’est que l’on se rend compte que l’on noircissait grandement nos défauts. Que nous sommes intransigeants avec nous-mêmes ce qui forment de plus en plus profondément cette blessure.
Et si vous avez besoin d’être accompagné, n’hésitez pas à faire appel à un thérapeute.
Depuis, je ressens comme un axe vertical en moi, même si j’éprouvais encore de la peine lorsque j’ai écris ces mots, je ressentais en même temps une grande gratitude d’avoir enfin eu accès à cette blessure profonde qui était de me croire indigne d’être aimée.
Car,  j’ai pu enfin résoudre des incompréhensions dans mes comportements et mes réactions, j’ai vu clairement les personnes qui sont venues dans ma vie pour me la faire vivre et me la faire découvrir afin que je m’en libère.
Je m’aime chaque jour de plus en plus, il m’arrive parfois de retomber dans mes vieux travers mais je m’en rends compte très vite. Je souris et je me dis à voix haute « tu es digne d’être aimée ». Et comme par magie, je me sens aimée.
La différence, avant de rencontrer ma blessure, c’est lorsque je me le disais cela restait mental, une phrase que l’on se répète en espérant qu’elle va produire un miracle.
Aujourd’hui, lorsque je me le dis, j’en suis convaincue !
Je me suis libérée de mes illusions, de mes croyances négatives pour m’accepter telle que je suis et m’aimer avec mes défauts et mes qualités.




Pour toi l'Homme, de la part d'une Femme




Pendant longtemps, je me méfiais de toi, l'homme : « ne lui fais pas confiance », « attention, il est dangereux », tant de pensées qui me faisaient prendre mes distances. J’ai cherché d’où cela pouvait venir, j’ai bien eu les propos d’une mère qui souhaite protéger sa fille des écueils de la vie. Mais pas de discours aigris ou féministes.

Alors j'ai cherché, sans trouver d'où venait cette méfiance envers toi, envers vous, l'homme, est-ce dû à ce que l'on nous montre dans le monde avec les conditions des femmes dans certains endroits du globe, est-ce le témoignage de ses femmes qui ont été blessées, torturées, ou est-ce ma lignée d’ancêtres féminines qui me met en garde ou encore les mémoires de toutes les femmes avant moi qui ont foulées la Terre ?

Mais cette peur, cette barrière qui m'éloigne de toi pour me protéger existe réellement. Pourtant, j'ai de nombreux amis masculins, mais je fais une distinction entre un homme en amitié et en amour. Mes amis sont mes alliés, mais les hommes qui rentrent dans ma vie avec le potentiel d'en faire partie dans le domaine amoureux ont droit à mes remparts de protections et ma froideur, prête à bondir comme une lionne, si tu dépasses les frontières de mon territoire, c'est à dire mon coeur, mon corps, mon âme et mon esprit.

Un long travail a dû être fait, une descente en moi pour contacter toutes ces images de femmes blessées, puis j'ai compris, je porte en moi le collectif du féminin blessé. J'ai accepté d'être la dépositaire de ses blessures, ses injustices, ses peines ... Comme tant d'autres femmes, en choisissant de naître femme, j'ai pris en charge ces mémoires pour les transmuter, les éclairer, les purifier...

Mais je me battais contre un mur, car à chaque fois que je me méfiais de toi, de vous, l'homme, je ne faisais que perpétuer la mémoire du féminin blessé. Je ne te laissais aucune chance de me révéler ta vraie nature, ton masculin, ta grandeur. Tu avais déjà perdu la bataille avec moi, car je ne te laissais même pas approcher.

Lorsque j'en ai pris conscience un flot d'amour à affluer en moi pour toi, pour vous, l'homme. J'ai compris que notre méfiance ne faisait qu'engendrer plus de différences. On vous stigmatise, on vous condamne sans droit de réponse. Vous porter déjà un si lourd fardeau avec votre lignée du masculin. J'ai découvert que de nombreux hommes sont dépositaires à leur tour du masculin divin, ils sont le changement des mentalités, de la conscience ... Ils portent en eux la sensibilité, l'aspiration à l'amour vrai, à être reconnus pour ce qu'ils sont réellement et non pour ce qu'ils apportent au monde.

J'ai senti au plus profond de mon être, votre besoin d'amour tout aussi impétueux que le nôtre. J'ai baissé mes armes pour découvrir notre belle complétude, notre complémentarité, nous avons les mêmes aspirations ...
J'ai ouvert mon coeur, mon être, mon territoire pour te laisser entrer et découvrir qui tu es vraiment. Tu n'es plus la menace, mais le guerrier lasse de tant de guerres qui souhaite enfin vivre et ne plus se battre.

Mon instinct me pousse à te prendre dans mes bras, ne le voit pas comme une envie de te guérir ou de te réparer, mais comme un accueil, car je souhaite t’accueillir de cœur à cœur.
Lorsque je te vois vulnérable, je peux à mon tour l’être. J’ai tant voulu te ressembler dans ta force et ta maîtrise que j’ai à mon tour barricadé ma vulnérabilité, cacher mes larmes, honteuse de les voir me submerger pensant que c’est ne pas être forte.

Aujourd'hui, je sais qu'être vulnérable est m'autoriser à être Moi et j'y découvre ma force de ne plus me cacher. Je peux me tenir droite et fière à tes côtés, car je sais que nous sommes unis dans les mêmes aspirations, nous ne sommes plus l'un contre l'autre, le plus fort contre le plus faible, les luttes de pouvoirs n'ont plus leurs places. Nous avons l'un comme l'autre ce besoin de poser les armes, cesser les luttes afin de se reposer et d'être accueillis pour qui nous sommes vraiment.

Je respecte aujourd'hui ta force, ton animalité car j'ai y découvert la mienne. Longtemps, j'aimais me décrire comme une femme convenable avec des stéréotypes, être douce, ne pas faire de plis, le politiquement correcte alors que la femme sauvage tambourinait en moi. J'ai y perdu ma joie de vivre au profit de l'approbation de la société. Aujourd'hui, que je lui ai ouvert la porte, je peux incarner le féminin dans toute sa palette de couleurs, de sentiments et de créations et t'accueillir à ton tour dans ton masculin sauvage qui portent l'humanité au lieu de l'écraser.

Je te vois tel un Soleil qui m'éclaire et me guide vers l'extérieur, tu me permets par ta présence de me révéler telle que je suis. Je suis à mon tour, la Lune, qui te guide dans tes profondeurs, vers tes émotions et tes sentiments afin que tu renaisses et découvres l'être précieux que tu es. Nous n'avons plus à nous séparer par nos différences car celles-ci au lieu de lutter peuvent s'unir afin que chacun puisse être la meilleure version de soi même.

Sache, que je suis toujours changeante telle l'eau qui recouvre cette Terre, j'ai moi aussi besoin de me réfugier dans ma grotte, dans la nature pour me ressourcer. Les autres femmes sont mes soeurs, mes alliées, il n'existe plus de compétitions lorsqu'on incarne son féminin sacré. On comprend que nous sommes toutes liées par la grande Déesse. Nos liens nous renforcent, nous permettent de nous abreuver à la source en se sentant soutenues et reconnues. En elles, je peux puiser mes forces pour me renouveler à chaque nouvelle Lune.

Mais de toi, je me révèle au Monde. Par ton regard, tes mots, ton amour, ton toucher, je nais femme à chaque instant. Je sors de mes profondeurs pour me montrer au monde. Je me sens digne d'être le féminin sur Terre, comme tu es digne d'être le masculin. Alors que tu me révèles, je te fais découvrir les cycles de la vie, du repos à l'action, du recueillement à l'effervescence. Mon intuition se marie à tes visions afin de créer le meilleur et la nouveauté. Je serais un refuge ou tu pourras puiser force et clairvoyance. Tu seras mon refuge où je puiserais quiétude et recueillement.

Nous pourrons célébrer une nouvelle ère ou l'homme et la femme se sont découverts réellement. Le deux deviendra Un, l'harmonie et l'équilibre de nos différences formera le cycle complet qui nous manquait tant. Car au lieu de nous éloigner ou de nous mettre en conflits, ces différences vont nous enrichir à se découvrir, à créer un monde nouveau. Ce ne sera plus l'un contre l'autre entre nous, mais l'un avec l'autre. Chacun honorera l'être unique de l'autre, car il n'y a pas de comparaisons à effectuer, nous sommes tous uniques.

Pardonne moi pour mes préjugés, ce n'était que des peurs ... Et les peurs naissent de l'ignorance. Maintenant que je sais qui tu es, plus aucun retour en arrière possible. L'homme que tu es devient nécessaire à la femme que je suis. Comme le Yin et le Yang nous formons l'équilibre d'un nouveau monde, notre monde et celui de tous que nous toucheront par notre histoire, notre rayonnement, notre amour, notre respect mutuel, notre joie de ses retrouvailles tant attendues.

Je ne chercherai plus à ce que tu combles mes manques, car seule moi possède les moyens de le faire. Je ne chercherai plus à te changer, car c'est tes différences qui épousent mes creux. Lorsque l’incompréhension naîtra entre nous, je laisserai un espace ouvert pour accueillir qui tu es, sans te condamner à ne pas ressembler à ce que je souhaite. Je ne chercherai plus à te priver de liberté car l'amour ne se possède pas, mais se partage et grandit sans limites. 

En même temps, je ne chercherai plus à combler tes manques ou te sauver. Seul toi possède les moyens et le devoir de le faire. Je ne me transformerai plus pour être aimée, car c'est l'être unique que je suis qui m'enrichit et que j'ai choisi d'incarner. Je ne me perdrai plus au profit de la paix des ménages, je ne douterai plus de moi, je ne m'oublierai plus, je ne m’effacerai plus pour toi. Car c'est un trop lourd fardeau à t'imposer. Je m'honore et ne te demanderai plus de le faire pour moi.

Comme tu vois, j'ai appris à m'honorer pour pouvoir t'honorer. L'un est impossible sans l'autre.
Même si le chemin a été long, nos retrouvailles possèdent que plus de saveurs. 
Sache que je ne ferais plus de préjugés sur toi afin de ne pas t'y enfermer. 
Sans projections et sans attentes, je te découvrirai réellement. 
Merci d'être l'homme, d'incarner ce masculin sans quoi je ne serais pas femme et je n'incarnerais pas ce féminin.

Jed